PER bancaire ou PER assurance : frais, fonctionnement, fiscalité… quelles différences ?

PER bancaire ou assurance : découvrez les différences & avantages de chaque option, pour choisir le meilleur plan selon votre profil d’épargnant.

Depuis la loi Pacte, le plan d’épargne retraite (ou PER) a le vent en poupe. Il faut dire qu’avec ses avantages fiscaux et sa promesse d’un complément de retraite bien mérité, il commence à faire de l’ombre aux bons vieux livrets A et assurances vie.

Mais ce que beaucoup ignorent, c’est qu’il existe en réalité deux grandes familles de PER : le PER bancaire (ou PER compte-titres) et le PER assurance

Le premier fonctionne comme un compte d’investissement : plus libre, plus souple, mais aussi plus exposé. Le second s’appuie sur un contrat d’assurance : plus encadré, parfois plus rigide, mais aussi plus accessible et plus protecteur.

Et ces différences ne sont pas anodines. Elles peuvent même avoir un vrai impact sur votre épargne à long terme. Alors, quel type de plan d’épargne retraite choisir pour votre retraite ? On vous aide à trancher.

À découvrir dans cet article :

  • Les différences concrètes entre PER bancaire et PER assurance (fonctionnement, gestion, sécurité…)

  • Les avantages (et limites) de chaque formule selon votre profil d’épargnant

  • Un comparatif complet : fiscalité, supports, transmission, garanties

  • Des cas concrets pour choisir le bon PER sans vous tromper

Qu’est-ce qu’un PER individuel ? Rappel rapide

Un produit d’épargne retraite ouvert à tous

Un PER individuel est un produit d’épargne qui vous permet de vous constituer, à votre rythme, un capital dédié à la retraite, tout en bénéficiant d’un cadre fiscal avantageux.

Ce dispositif s’adresse à tous les particuliers âgés de plus de 18 ans : salariés, indépendants, étudiants, personnes sans activité, retraités. Il n’y a donc aucune condition de statut pour ouvrir un PER individuel, et il n’y a pas non plus d'obligation de versement régulier après la souscription. 

En clair : avec le plan d’épargne retraite individuel, chacun épargne à son rythme, selon ses moyens et ses objectifs.

Un fonctionnement simple et flexible

Le PER individuel repose sur un mécanisme simple :

  1. Vous effectuez des versements volontaires, ponctuels ou programmés tout au long de votre vie active.

  2. Votre épargne est investie sur des supports financiers, avec une gestion soit libre, soit pilotée selon votre profil. Votre épargne fructifie ainsi, année après année.

  3. À la retraite, vous pouvez récupérer vos fonds :

  • Soit en capital (tout ou en plusieurs fois),

  • Soit en rente viagère (sous forme d’un revenu perçu chaque mois),

  • Soit sous forme d’un mix des deux, selon ce qui vous convient le mieux.

La loi prévoit même des cas de déblocage anticipé pour les accidents de la vie (chômage de longue durée, invalidité, surendettement, etc.). Et il est aussi possible d’utiliser son PER pour financer l’achat de sa résidence principale.

Un vrai levier fiscal

C’est LE gros point fort du plan d’épargne retraite : les versements que vous réalisez peuvent être déduits de votre revenu imposable, dans certaines limites. Résultat ? Vous payez moins d’impôt tout en préparant votre retraite. 

Ces déductions sont plafonnées, bien sûr. Mais les montants sont relativement élevés, notamment pour les indépendants, qui bénéficient du “plafond Madelin”, particulièrement généreux.

Et si vous n’êtes pas ou peu imposé ? Vous pouvez choisir de ne pas déduire vos versements à l’entrée, pour bénéficier d’une fiscalité allégée à la sortie (notamment si vous retirez votre épargne en capital). C’est une option moins courante, mais parfois plus avantageuse selon votre situation.

Attention toutefois, la fiscalité (et d’autres paramètres) varie légèrement selon le type de contrat du PER, qui peut prendre deux formes bien distinctes, et c’est ce qui va nous intéresser ici :

  • Le PER bancaire, aussi appelé compte-titres,

  • Et le PER assurantiel.

Deux logiques, deux fonctionnements… et pas mal de différences à décortiquer.

PER bancaire (ou compte-titres) : comment ça fonctionne ?

Un vaste univers de supports d’investissement

Le PER bancaire fonctionne comme un portefeuille d’investissement dédié à la retraite. Ici, pas d’assureur : le contrat est ouvert auprès d’une banque ou d’une société de gestion, et prend la forme d’un compte-titres classique, similaire à ce que vous pourriez avoir pour investir en Bourse.

Vous y investissez librement, via une très large gamme de supports financiers :

  • Actions,

  • Obligations,

  • FCP (fonds communs de placement)

  • ETF (trackers),

  • Private equity,

  • SCPI (société civile de placement immobilier).

Vous avez donc un large choix de placements pour la répartition de votre épargne. 

Pas d’accès au fonds en euros

Avec le PER bancaire, vous n’avez toutefois pas accès au fonds en euros, qui est reservé au PER assurance. 

Le fonds en euros, c’est un support d’épargne qui offre une très grande sécurité car il est composé majoritairement de placements obligataires (emprunts d’États et obligations d’entreprises). Son rendement est modeste, mais il offre une garantie en capital, c’est-à-dire que vous ne pouvez pas récupérer moins que ce que vous avez versé, même si les marchés chutent.

Avec le PER bancaire, vous n’avez donc pas cette garantie en capital : votre épargne est investie sur des supports de marché, avec tout ce que cela implique en termes de risque… et de volatilité.

Il est évidemment toujours possible de sécuriser votre épargne, via des supports monétaires ou obligataires, mais ils peuvent avoir des performances proches de zéro, voire négatives en fonction des marchés.

Un PER taillé pour les investisseurs autonomes

Le PER bancaire, c’est finalement l’option idéale pour les profils qui veulent piloter eux-mêmes leur épargne retraite, sans intermédiaire et sans cadre préformaté. Si vous êtes à l’aise avec les marchés financiers, que vous aimez décider où va chaque euro que vous investissez, vous êtes clairement dans la cible.

Ici, la gestion est libre par défaut. C’est vous qui choisissez vos supports, ajustez votre allocation, suivez la performance, sécurisez (ou pas) à l’approche de la retraite. 

Pas de profil prédéfini (prudent, équilibré, dynamique), et pas de bascule automatique vers des placements prudents selon votre âge. 

Ce type de contrat offre une vraie liberté, mais demande aussi de la rigueur et du sang-froid. Si vous oubliez de désensibiliser votre portefeuille à 60 ans, personne ne le fera à votre place. Et si les marchés baissent la veille de votre départ en retraite, il n’y aura pas de coussin de sécurité pour amortir le choc.

En clair : le PER bancaire est un outil efficace pour les investisseurs aguerris. Mais pour les épargnants qui veulent un produit retraite simple, progressif et sans stress, ce n’est peut-être pas la meilleure option.

PER assurance : comment ça fonctionne ?

Une gestion plus encadrée, mais aussi plus accessible

Le PER assurantiel est le contrat le plus courant, et c’est celui qu’on propose chez Gedeon. 

Il repose sur un contrat d’assurance collectif, souscrit auprès d’un assureur. Et ça a du bon : tout est cadré, balisé, organisé. Moins de liberté que sur un PER bancaire, certes… mais aussi moins de risques de se tromper.

Par défaut, la gestion de votre épargne se fait en gestion à horizon. C’est un type particulier de gestion pilotée, spécifiquement conçu pour la retraite : votre épargne est investie sur des supports dynamiques au départ (actions, etc.), puis automatiquement sécurisée à l’approche de votre départ en retraite, en basculant vers des supports plus prudents.

C’est un peu le mode “pilote automatique” du PER : vous ne faites rien, et tout s’ajuste pour vous.

Beaucoup de contrats permettent de basculer vers une gestion libre, si vous voulez reprendre la main sur vos placements. Mais dans la majorité des cas, c’est la gestion pilotée qui s’applique… et c’est très bien comme ça pour qui n’a ni le temps, ni l’envie de suivre les marchés.

Les versements sur un PER assurance restent totalement libres : ponctuels ou réguliers, avec des montants minimums souvent accessibles (30, 50 ou 100 € selon les contrats). 

C’est donc un cadre rigide dans la forme, mais souple dans l’usage.

L’accès au fonds en euros

Contrairement aux idées reçues, le PER assurance offre également accès à une large gamme de supports financiers en unités de compte : FCP, private equity, SCPI, ETF… tout sauf les actions et obligations détenues en direct.

Mais surtout, il permet d’investir dans un fonds en euros, ce que ne propose pas le PER bancaire. Et grâce à ce support, vous pouvez sécuriser une partie de votre épargne, tout en continuant à la faire travailler.

Le fonds en euros est particulièrement utile en fin de parcours, quand vous approchez de la retraite : il protège votre capital, vous évite les à-coups de marché, et permet de verrouiller les gains déjà réalisés.

Autrement dit, c’est un vrai filet de sécurité, qu’on ne retrouve pas dans un PER bancaire. Et pour les profils prudents, ou tout simplement pour dormir tranquille à 64 ans passés, c’est un allié précieux.

Des options successorales avantageuses

L’un des autres gros atouts du PER assurantiel, c’est qu’il fonctionne comme un contrat d’assurance. Et qui dit assurance dit… clause bénéficiaire

En clair : vous choisissez à l’avance qui touchera votre épargne en cas de décès, sans passer par la succession classique.

C’est un détail qui change tout. 

Pourquoi ? Parce qu’en cas de décès avant la retraite, les fonds du PER assurance sont versés directement au bénéficiaire désigné, en dehors de la succession (et avec une fiscalité allégée si le décès a lieu avant 70 ans, puisqu’un abattement de 152 500 € est appliqué sur les sommes revenant à chaque bénéficiaire). 

Dans un PER bancaire, c’est une autre histoire. Pas de clause bénéficiaire automatique. Les sommes entrent dans l’actif successoral classique, avec les règles habituelles de partage, de fiscalité, et parfois un peu de friction au passage.

Des garanties supplémentaires

Le PER assurantiel peut aussi intégrer des garanties complémentaires, pensées pour sécuriser votre projet retraite en cas de coup dur… ou protéger vos proches :

  • La garantie décès : comme on l’a vu, si vous décédez avant la retraite, l’épargne accumulée est transmise au(x) bénéficiaire(s) que vous avez désignés. Mais certains contrats vont plus loin : ils garantissent un montant minimum, quels que soient les aléas des marchés. C’est ce qu’on appelle parfois une garantie décès renforcée, ou forfaitaire.

  • La garantie plancher : encore plus protectrice, la garantie plancher permet d’assurer que vos proches récupéreront au moins le total des versements effectués, même si la valeur du contrat a chuté entre-temps. En clair : si les marchés s’effondrent, vos bénéficiaires ne paieront pas la facture.

  • La garantie de table : moins connue (et de plus en plus rare), cette garantie permet de figer dès aujourd’hui les conditions de calcul de votre future rente, en se basant sur la table de mortalité en vigueur au moment de la souscription. L’intérêt ? Si l’espérance de vie augmente d’ici votre départ en retraite, votre rente ne sera pas pénalisée.

Bon à savoir : ces garanties sont généralement proposées en option, donc évidemment elles ont un coût.

Enfin, un dernier point souvent méconnu, mais important : les PER assurance bénéficient de ce qu’on appelle le cantonnement. C’est une mesure prévue par la loi Pacte qui impose aux assureurs de gérer les PER dans une poche séparée du reste de leurs contrats. En cas de faillite de l’assureur, les actifs liés au PER sont protégés et prioritairement affectés à l’indemnisation des épargnants.

Pas besoin de le demander, c’est automatique. Et ça ne coûte rien.

Une exonération d’IFI

Enfin, c’est un point souvent ignoré, mais qui peut faire une belle différence si vous êtes concerné par l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) : dans un PER assurantiel, votre épargne placée sur des supports immobiliers (SCPI, SCI, OPCI) n’est pas intégrée à votre assiette IFI, tant que votre capital reste bloqué

En clair : vous pouvez investir dans de l’immobilier via votre PER, sans alourdir votre fiscalité.

Dans un PER bancaire, en revanche, ces mêmes supports sont pris en compte dans le calcul de l’IFI.

Quels frais prévoir selon le type de PER ?

Maintenant qu’on a passé en revue les différences de fonctionnement, de gestion et de fiscalité entre PER bancaire et assurance, il reste un dernier critère à comparer, et pas des moindres : les frais.

Le PER bancaire (ou compte-titres) est géré par une banque ou une société de gestion. Le PER assurantiel, lui, est adossé à un contrat d’assurance, avec une structure plus encadrée.

Et forcément, cette différence de nature entraîne des frais très différents.

Frais d’entrée, de gestion, d’arbitrage, ou encore frais sur les supports… les écarts peuvent être significatifs d’un type de contrat à l’autre, et avoir un vrai impact sur votre rendement net à long terme.

Tableau récapitulatif des frais :

Types de frais

PER assurance

PER compte-titres

Frais d’entrée sur versement

Frais d’arbitrage

🟡 En général oui, mais pas chez Gedeon

Frais de gestion (ou frais sur encours)

Frais de souscription du support

Frais d’achat et de vente

Frais de garde annuelle

Dans un PER bancaire, il n’y a généralement pas de frais d’entrée ni de frais d’arbitrage. En revanche, il faut prévoir des frais de gestion annuels liés à l’enveloppe elle-même (autour de 0,5 à 1%), des frais sur les supports financiers (ETF, OPCVM, etc.), et parfois même des frais de garde ou des frais de transaction lors des achats/ventes de titres.

Du côté du PER assurantiel, les frais sont souvent plus lisibles : on parle de frais sur les versements (parfois entre 1 et 3%, mais négociables), et de frais de gestion annuels sur les supports, généralement autour de 0,6 à 1% pour les unités de compte, et un peu moins pour le fonds euros. Certains contrats facturent aussi des frais d’arbitrage, notamment si vous êtes en gestion libre.

Au final, on pense souvent que le PER assurance est plus cher que le PER bancaire. Et en théorie, c’est vrai : il embarque plus de services (pilotage, garanties, fonds euros…). Mais en pratique, ce n’est pas toujours le cas. 

Certains PER bancaires vendus en agence sont nettement plus chargés que des PER assurantiels bien négociés en ligne.

Autrement dit : tout dépend du contrat, du distributeur… et de votre capacité à lire entre les lignes.

PER bancaire VS PER assurance : tableau comparatif

Trop d’infos ? Pas de panique, on vous a tout condensé dans un tableau récap aux petits oignons.

Critères

PER bancaire (compte-titres)

PER assurance

Mode de gestion

Gestion libre par défaut, pilotée en option

Gestion pilotée par défaut (à horizon), libre en option

Supports accessibles

Très large : actions, ETF, OPCVM, obligations, SCPI en direct

Large aussi : UC, ETF, SCPI, mais pas actions et obligations en direct

Fonds en euros

❌ Non disponible

✅ Oui, avec capital garanti

Garantie décès / plancher

❌ Non

✅ Oui (selon contrat)

Clause bénéficiaire

❌ Non (sauf mandat spécifique)

✅ Oui (incluse)

Cantonnement des actifs

❌ Non

✅ Oui (obligatoire)

Exonération d’IFI sur les supports immo

❌ Non (SCPI/OPCI taxés)

✅ Oui (tant que les fonds sont bloqués)

Sortie possible en capital

✅ Oui

✅ Oui

Sortie possible en rente

✅ Oui (peu de garanties associées)

✅ Oui (avec options et garanties possibles)

Transmission en cas de décès

Via succession classique

Via clause bénéficiaire, avec possible fiscalité allégée

Quel type de PER choisir selon votre profil ? Études de cas

Si vous hésitez encore entre un PER bancaire et un PER assurantiel, sachez que le bon choix dépend surtout de votre profil, de vos objectifs, et de votre appétence au risque. Voici trois situations concrètes pour vous aider à y voir plus clair.

1) Claire, 45 ans, salariée prudente

Claire veut sécuriser son épargne retraite sans passer ses soirées à surveiller les marchés. Elle choisit un PER assurance avec gestion à horizon par défaut, une partie de son épargne placée sur le fonds en euros, et une clause bénéficiaire bien définie pour protéger ses proches.

Pour les profils prudents, qui cherchent un cadre simple, progressif et protecteur, le PER assurantiel est en effet souvent le meilleur choix.

2) Thomas, 38 ans, indépendant et investisseur actif

Thomas suit les marchés financiers de près, investit déjà en ETF et veut optimiser chaque euro versé. Il opte pour un PER bancaire, en gestion libre, avec une allocation orientée actions et trackers. Il cherche avant tout la performance et la flexibilité, quitte à assumer les risques.

Le PER compte-titres s’adresse aux profils autonomes comme le sien, à l’aise avec la gestion, qui veulent tout piloter eux-mêmes.

3) Marie, 62 ans, proche de la retraite et soucieuse de sa succession

Marie a déjà constitué un bon capital et souhaite surtout optimiser la transmission à ses enfants. Elle privilégie un PER assurantiel, qui lui permet de désigner librement ses bénéficiaires via une clause dédiée, avec à la clé une fiscalité allégée en cas de décès avant ses 70 ans.

Pour une stratégie patrimoniale (et un peu de tranquillité d’esprit), le PER assurance reste la meilleure option.

Peut-on cumuler un PER bancaire et un PER assurance ?

Techniquement, oui. Il est tout à fait possible d’ouvrir plusieurs PER individuels, y compris un PER bancaire et un PER assurantiel en même temps. La loi Pacte ne fixe aucune limite de nombre tant que les contrats sont souscrits à titre individuel.

Mais en pratique ? C’est rarement pertinent.

Cumuler les deux types de PER, c’est multiplier les supports, les interfaces, les relevés… pour un seul et même plafond fiscal. En effet, vos versements sont tous regroupés dans une enveloppe de déduction commune, quel que soit le nombre de contrats ouverts.

Autrement dit, vous n’aurez pas plus d’avantages fiscaux en multipliant les PER. Et pour la majorité des épargnants, mieux vaut choisir le contrat le plus adapté à son profil, plutôt que de s’éparpiller.

Bonne nouvelle néanmoins : vous pouvez transférer votre PER d’un établissement à un autre à tout moment. Il est donc tout à fait possible :

  • De commencer avec un PER bancaire, puis de le transférer vers un PER assurance (ou l’inverse),

  • Ou de regrouper plusieurs anciens PER sur un seul contrat.

PER bancaire VS PER assurance : ce qu’il faut retenir

Pour résumer :

  • Le PER bancaire est idéal pour les profils autonomes, familiers des marchés, qui veulent tout piloter eux-mêmes, et qui savent ce qu’ils font.

  • Le PER assurance coche plus de cases côté protection, simplicité, et cadre fiscal. C’est le bon choix pour celles et ceux qui veulent un produit retraite plus simple et plus encadré.

  • La fiscalité des deux dispositifs est très proche, mais seul le PER assurantiel permet d’être exonéré d’IFI sur les supports immobiliers et de transmettre son épargne plus facilement grâce à une clause bénéficiaire.

  • Seul le PER assurantiel permet d’investir sur un fonds en euros, à capital garanti.

  • Des transferts sont possibles à tout moment entre les deux types de PER : inutile de cumuler.

Votre choix entre un PER bancaire ou assurance dépend donc finalement de votre appétence au risque, de votre âge et de votre stratégie patrimoniale. Mais maintenant, vous avez tous les éléments pour comparer !

FAQ

Qu’est-ce qui distingue fondamentalement un PER bancaire d’un PER assurantiel ?

Le PER bancaire fonctionne comme un compte-titres, avec une gestion libre et aucun fonds en euros. Le PER assurance repose sur un contrat d’assurance, offre une gestion pilotée par défaut, un fonds en euros sécurisé et des options successorales.

Je veux un produit simple, qui se gère tout seul : quel PER choisir ?

Le PER assurantiel est le plus adapté. Il propose une gestion pilotée automatique, un accès au fonds en euros, et un cadre plus rassurant pour les profils prudents ou peu familiers avec les marchés.

Puis-je ouvrir à la fois un PER bancaire et un PER assurance ?

Oui, c’est possible, mais peu utile : le plafond fiscal est commun à tous vos PER. Il est souvent plus pertinent de choisir le contrat le mieux adapté à votre profil… et de transférer si besoin.